La puissance d’un amplificateur est déterminée par deux facteurs : le rendement de l’enceinte et la superficie de la pièce.
L’augmentation du niveau sonore a une incidence logarithmique sur la puissance a délivrer par l’amplificateur. Il faut doubler la puissance pour accroître le niveau sonore d’un cran.
Donc, si avec 1 watt le niveau de pression acoustique est de 90 dB, il faudra :
– 2 Watts pour 93 dB
– 4 Watts pour 94 dB
– 8 Watts pour 97 dB
À partir de ce constat, qu’un amplificateur fasse 80 Watts ou 90 Watts, cela ne changera rien.
Le rendement de l’enceinte (en dB) est défini suivant une puissance de 1 watt. Ce facteur compte puisque plus la sensibilité d’une enceinte est élevée, moins il faudra de puissance de la part de l’amplificateur pour permettre un niveau sonore équivalent à une autre enceinte de plus faible rendement.
Par exemple, une enceinte avec 90 dB de rendement aura besoin de 60 Watts pour fournir le même niveau sonore qu’une enceinte avec un rendement de 93 dB alimentée par 30 Watts.
La distance entre le point d’écoute et l’enceinte est le deuxième facteur à considérer pour le choix d’un amplificateur. Plus l’éloignement est important, plus le niveau sonore chute. À chaque fois que la distance double, la perte de puissance acoustique est de 6 dB.
Si à 1 mètre de l’enceinte le niveau de pression acoustique est de 96 dB, à 2 mètre il sera de 90 dB et à 4 mètre de 84 dB.
Pour une configuration home cinema confortable en puissance, le niveau sonore peut monter en crête (sur des scènes d’actions) de 102 dB à 107 dB alors que les dialogues seront entre 85 et 90 dB. Ce sont des niveaux que l’on trouve dans les cinémas (de quoi se faire plaisir), mais rien n’empêche de viser plus haut pour un système très démonstratif, ou plus bas si vous n’écoutez pas fort.
Mieux vaut avoir de la réserve en puissance qu’un système qui fonctionne au taquet en permanence, le son n’en sera que meilleur.